La fresque en détail

La magnifique fresque qui orne l’oratoire est presque achevée. Voici le détail de certaines scènes.

Scène 1 :
Zidore est en train de prier devant la Vierge Marie. Il a alors environ 6 ans. Il est accompagné de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort. Le groupe d’enfants va chercher le père Grignon de Montfort pour aller devant Marie. Cela représente la simplicité de la foi des enfants, leur spontanéité en prenant la main du prêtre et leur attachement à la Vierge, notre mère du ciel.
Saint Louis-Marie Grignon de Montfort est la figure qui accompagne Zidore sur cette scène pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il a écrit différents ouvrages au sujet de la Vierge Marie dont le Traité de la vraie dévotion à la Vierge Marie. Il était donc naturel que ça soit lui qui accompagne Zidore devant elle.
Par ailleurs, c’est aussi le fondateur des frères de Saint-Gabriel. Cette communauté était responsable de notre établissement avant la reprise par l’œuvre d’Auteuil. C’est donc également un clin d’œil à l’histoire de Saint-Gabriel. Le bâtiment principal est représenté juste après sur le chemin, comme la prochaine destination de Zidore et de Louis-Marie.

 

 

Scène 2 : Le devoir d’état quotidien
Louis et Zélie Martin sont le symbole d’une sainteté ancrée dans le réel. Il n’est ainsi pas nécessaire d’être un évêque ou de faire d’incroyables actions. Louis et Zélie trouvent leur sainteté dans ce qui compose concrètement leur vie.
Zélie est une femme très active. Mère de neuf enfants, elle est également chef d’entreprise. Elle a à cœur d’assumer son devoir avec humour et humanité. Elle procure du travail à dix-huit ouvrières qu’elle “aime comme sa propre famille”. Avec leurs filles, ils utilisent une partie de leur temps et de leur argent à aider ceux dans le besoin.
Louis est engagé dans un cercle de réflexion sur les obligations sociales des employeurs. Il quitte son métier d’horloger pour seconder sa femme dans son entreprise. La tendresse qui les unit s’exprime dans leurs nombreux projets et leurs actions quotidiennes.

Comprenant “qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir”, Louis et Zélie Martin consacrent leur vie à ceux qui les entourent et répondent avec dévouement à leurs différents devoirs. Ils sont donc pour Zidore le symbole d’une exigence aimante, d’une famille chaleureuse et lieu de sainteté.

 

Scène 3 : Zidore assiste Saint Martin de Tours
Ce légionnaire romain placé en garnison en France vit une véritable conversion. Volant se convertir très jeune au catholicisme, il est poussé par ses parents à rejoindre la légion à 15 ans. Il est envoyé en Gaulle, près d’Amiens. Il y rencontre un mendiant et n’ayant rien d’autre à lui donner, il détache la doublure de sa cape et la lui offre. La cape appartient à l’armée mais chaque soldat est libre de la faire doubler à ses frais. C’est cette doublure que Martin offre au mendiant, ne pouvant donner que ce dont il est réellement propriétaire. Il quitte l’armée après 25 ans de service et se fait baptiser. Il est proclamé évêque de Tours contre son gré et se soumet à la volonté populaire car il y voit la volonté divine.

Sur la fresque, il est accompagné de Zidore. Ce dernier est son écuyer, il chemine avec lui et l’aide. Saint Martin est un exemple de charité bien ordonnée et de justesse dans son rapport aux choses. C’est également un modèle de conversion. Il amène Zidore à être un jeune équilibré, dans le monde mais non de ce monde et le guide vers la charité.

 

 

Scène 4 :  La sainteté est une aventure !
La scène dans le chemin de sainteté de Zidore est éclairée par la lumière du feu de camp. Zidore vit l’aventure de sa vie, conseillé par le père Alphonse Gilbert.
Cet aventurier dans l’âme est appelé au sacerdoce dès l’enfance. Originaire de Saint-Pierre et Miquelon, il rejoint la métropole au début de son adolescence et intègre le séminaire à Clermont-Ferrand. Il est ordonné prêtre spiritain à 23 ans. Il sera envoyé en mission aux quatre coins du monde. Il rappelle que l’amour est toujours premier et est souvent sollicité pour partager les trésors qui sont dans son cœur, sa sagesse et sa bienveillance. Le père Alphonse dirige l’animation pastorale des Apprentis d’Auteuil de 1988 à 1995 avant d’être envoyé à Rome où il noue une belle amitié avec le pape Jean-Paul II. Alphonse Gilbert fut le postulateur de la cause de canonisation du père Brottier. Toute sa vie, il se laisse guider par l’amour et accueille chaque nouvelle rupture avec une grande confiance.
Sur la fresque, le voyageur aguerri encourage Zidore à vivre sa vie en grand ! Il l’incite à affronter les obstacles vaillamment et à ne pas se laisser endormir par le confort moderne.

 

Scène 5 : Zidore escalade une montagne

Dans cette nouvelle scène, nous découvrons Zidore en action, escaladant une montagne.
Bienheureux Pier Giorgio Frassati est un jeune homme italien. Enfant têtu et boudeur, il a vécu au début du siècle dernier. Adolescent, avec ses amis, il crée un groupe d’amis issus de la jeunesse dorée de Turin. Ils passent leurs fins de semaines à grimper aux sommets des montagnes, développant une passion pour l’alpinisme. Il exprime depuis sa jeunesse une grande sensibilité à la misère d’autrui. Il veut poursuivre ses études afin de travailler auprès des ouvriers et aider toute personne dans le besoin. Il multiplie les actions pour soutenir les personnes qu’il rencontre : récolter des fonds, trouver une place en école, un logement. Il s’investit intensément dans la Conférence Saint-Vincent-de-Paul.
Son action est tournée vers Dieu et nourrie par la messe et la contemplation. Il meurt à 24 ans d’une maladie contractée en visitant les plus démunis.
Il incite Zidore à développer son goût de l’effort, de la persévérance et du devoir accompli. Pier Giorgio devient un compagnon, un ami avec lequel partir en montagne ou aider qui en a besoin. Son action est portée par l’intrépidité, la convivialité et la charité. Il montre à Zidore que “le vrai bien se fait comme par inadvertance, petit à petit, quotidiennement, familièrement.