Apprentis d'Auteuil

Ensemble scolaire Saint-Gabriel

21, rue de la Lisette – 92220 Bagneux – 01 46 57 61 22

Voici les articles classés dans la catégorie : Vie de l'établissement

Conseils de classe Collège

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Mémoire de la Grande Guerre, des vies bouleversées

expo-buraglioDans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale et d’un enseignement transversal entre l’histoire et la documentation,  un projet a été mis en place pour le niveau 3e essentiellement, sur le thème de la Première Guerre mondiale. L’originalité de ce projet étant  de traiter cette période sous plusieurs aspects.

Découvrez le projet en consultant ces liens :

https://sites.google.com/view/saintgabriel/accueil

http://www.bagneux92.fr/modules/expo_grande_guerre/index.html

 

 

Témoignages de Julie et Darine en 4e

julie-et-darine-1Pourquoi partir ?… Pour vivre.
Migrants, réfugiés, étrangers de toutes origines : derrière ces mots se cachent des réalités humaines que nos élèves de 4e 1 et 4e 2 ont découvert les 11 et 18 janvier. En relation avec notre atelier d’écriture sur le thème des origines, nous avons en effet échangé avec Julie et Darine, des jeunes femmes syriennes, institutrices à Alep et réfugiées en France depuis maintenant un an.
Elles sont venues raconter à un auditoire remarquablement attentif la vie dans un pays en guerre et leur exil dans une autre contrée, la nôtre.
Quotidien toujours difficile, parfois épouvantable, détresse de ne pas pouvoir continuer un métier et de voir partir les enfants, obstination à vivre, tous ces sujets ont été abordés lors de notre échange. Les élèves se sont montrés particulièrement sensibles à leur courage, et touchés du sort de ces enfants, là-bas. L’émotion ne fait pas tout : ils ont pu aussi comprendre ce que signifie concrètement le mot « guerre », mesurer la chance que nous avons ici, et prendre conscience du devoir d’accueil, de générosité et d’ouverture qui est le nôtre envers les réprouvés.julie-et-darine-2
Julie et Darine seront présentes lors de notre spectacle : leur récit aura enrichi notre réflexion sur l’Autre, qui vient toujours de quelque part, parfois dans la douleur.
Ainsi continuent-elles à transmettre, enseignant malgré tout peut-être le plus important : les valeurs humaines.

« On ne peut pas se voir si on ne regarde pas vers l’extérieur. » Sony LABOU-TANSI

Sonia LACAU, Céline ALONSO (professeurs de Lettres)

Après la visite de Julie, les 4e 1 témoignent :
« Les bombes représentent la violence et la stupidité d’une guerre qui n’a pas de raison pour mettre à mal l’enseignement. Mais elles représentent aussi le courage de Julie et de tous les migrants face à cette situation difficilement surmontable. Le futur est mis en danger, il faut être courageux. Et ces histoires sont une richesse qui n’a pas de prix. » Raphael GRANJON

« Julie m’a touché car elle a failli mourir plusieurs fois mais elle a gardé la tête froide et a voulu s’occuper des élèves, les mettre en sécurité. Elle est très forte est courageuse pour ne pas avoir eu peur de la mort. » Alex BRIERE

« Julie m’a énormément touchée quand elle a parlé de son école qui a reçu des bombes. Je pense à tous ces enfants qui auraient voulu apprendre et étudier. » Audrey BAKEROOT

« Je ressens de la tristesse et de la peine pour Julie car avant la guerre c’était une enseignante qui vivait comme nos profs et d’un coup, il y a des bombardements qui tuent des enfants de notre âge. Pour pouvoir vivre, elle a dû quitter son pays, sa ville, sa famille, sa maison pour venir en France et être en sécurité. Cet événement est tout simplement une tragédie. » Gilles MATUBA

« Sans eau, ni électricité, ni internet c’est ainsi qu’ont vécu les habitants d’Alep. Trois éléments que nous utilisons sans cesse et souvent trop. Ces courageuses personnes ont survécu à la guerre, elles essaient de s’en tirer mais la plupart du temps, elles y ont laissé la vie. Nous avons une vie de rêve. » Youssif YOKHANNA

« Julie m’a permis de comprendre ce qu’il se passait vraiment à Alep. Nous entendons beaucoup de choses à la télévision, dans les journaux, difficile parfois de démêler le vrai du faux… J’ai pu comprendre que la guerre arrivait au moment où l’on s’y attendait le moins, que cela n’arrivait pas qu’aux autres. » Charlotte REINAjulie-et-darine-3

Après la visite de Darine, les 4e 2 témoignent :

« Personnellement, je suis heureuse d’avoir rencontré Darine, qui m’a permis de savoir qu’en Syrie chaque jour, chaque seconde, les Syriens vivent la peur, la tristesse et la douleur. »  Oxana

« J’ai appris à quoi ressemble la vie dans un pays en guerre, ce que les habitants vivent au quotidien. »   Amos

« J’ai découvert que mes petits soucis, que je considérais comme des problèmes n’en sont pas vraiment lorsque je les compare à la tragédie qu’a vécu Darine. Je suis fascinée par son courage. Darine est un exemple pour tout le monde, comme toutes les personnes qui migrent, c’est par obligation et non pour le plaisir !

« C’est pour cela que tous les migrants doivent être accueillis et non pas regardés « de travers. Ils montrent tous à voir, si l’on prend le temps de leur parler, ce qu’est le courage. »  Karine

« Si l’on me demande un jour, ce que je pense de la guerre, je parlerai de Darine. » Anas

« Darine nous a confié que l’une de ses élèves a perdu la vie, dans sa maison, lors d’un bombardement. Et qu’aujourd’hui encore elle entend sa petite voix qui lui disait : « Mademoiselle, j’ai fini mon travail, vous pouvez me corriger s’il vous plaît ? Cette petite fille avait soif d’apprendre, elle aimait l’école. » Nicolas, Julie, Kahina, Lucas

« Après tout ce qu’elle a vécu, à 29 ans, Darine veut reprendre ses études, c’est son objectif, elle prendra des cours à la Sorbonne. J’avais peur de la blesser, de lui rappeler de mauvais souvenirs, en lui posant des questions. Elle a répondu à toutes. »  Arnaud

 

Raconte-moi une histoire

porteur-dhistoireQu’est-ce que l’Histoire ? Comment se mêlent histoires personnelles et grandes histoires? Où s’arrête l’histoire et où commence la fiction? Peut-on réellement les différencier ? Ce sont toutes ces questions, entre autres, que brasse Le Porteur d’Histoire, création d’Alexis MICHALIK que les 4es 1 et 2, accompagnés de leurs professeurs Mmes AlONSO, DE CAMPOS et LACAU, sont allés voir ce vendredi 13 janvier au théâtre des Béliers Parisiens.

Entraînés dans un perpétuel tourbillon, de l’Antiquité à nos jours, voyageant sur plusieurs continents, en compagnie de cinq acteurs qui incarnent une multitude de rôles, nous avons suivi la chasse au trésor de Martin MARTIN qui découvre par hasard un fabuleux manuscrit, un soir pluvieux qu’il enterre son père…

Récit foisonnant, labyrinthique et à tiroirs, cette pièce nous aura amenés à croiser personnages réels mêlés à des créatures fictives, évoluant parfois dans des situations parfois imaginaires parfois historiques, telles la peste noire ou la guerre d’Algérie. À cette richesse thématique, il fallait une grande inventivité formelle et A. MICHALIK ne nous a pas déçus.img_2004

Dans un décor souvent minimaliste, les tableaux se succèdent, d’inspiration classique ou plus moderne, reprenant les procédés de distanciation, chers à Bertold BRECHT : les acteurs se changent sur scène, des noms sont inscrits à la craie sur un tableau noir comme : Lysistrata (héroïne athénienne d’une pièce d’Aristophane qui entama une grève de l’amour pour faire revenir les maris de la guerre!).

« Montrer qu’on montre », disait B. BRECHT ; et pourtant, jeunes comme adultes, nous étions tous pris par la magie du spectacle. Nos élèves auront ainsi pu percevoir à quel point le théâtre est un lieu privilégié pour croiser histoire, récit, narration, réflexion dans un éblouissement des sens et de l’esprit.

Pour conclure, peu importe où se trouve la vérité de l’Histoire : ce que cette pièce nous rappelle, c’est que l’essentiel est peut-être tout simplement de raconter, d’interroger et de transmettre une réalité complexe et protéiforme. Et ne serait-ce pas là précisément la tâche de l’enseignant, lui aussi, à sa modeste place, Porteur d’histoires, au-delà des réformes et des contingences matérielles ?

« J’ai ouvert un livre et là je suis rentré dans l’Histoire« , dit l’une des voix de la pièce : écoutons-là et emmenons avec nous nos élèves parcourir l’Histoire et les histoires.

Sonia LACAU, professeur de Lettres

Focus sur l’exposition BURAGLIO du 8 octobre 2016 au 6 janvier 2017 à la Maison des Arts de Bagneux

buraglio-1Cette exposition s’inscrit dans le cycle de celles qui ont eu lieu en divers endroits, ayant comme point de départ l’exposition au musée de Louviers (27), où Pierre BURAGLIO a eu accès aux réserves des objets de la guerre 14-18. Cette exposition à travers diverses formes de représentations questionne et rend compte de ce qu’est la guerre, dans son intimité et dans l’histoire universelle. Pierre BURAGLIO y interroge sa mémoire familiale, ce qu’il a vu de la guerre à hauteur d’enfant et nous livre ses réflexions sur une époque mouvementée. Sa fille, Claude BURAGLIO, apporte un regard acéré sur ce que produisent les horreurs de la guerre à travers les impressions et les objets de guerre en papier mâché.

buraglio-3L’expo se prolonge sous forme d’ateliers pédagogiques !

La visite de l’exposition Buraglio a eu lieu pour les quatre classes de 3e de Saint-Gabriel avant les congés de Noël. Les élèves ont bénéficié d’une visite commentée par les deux chargées d’enseignement de la Maison des Arts : Mme Fabienne OUDART et Mme Laurence VIDIL, que nous remercions chaleureusement, ainsi que Mme Nathalie PRADEL, Directrice de la Maison des Arts, qui a permis cette collaboration.

buraglio-2Nous avons commencé en ce début de semaine (à partir du lundi 9/01), l’atelier qui fera l’objet d’au moins deux séances de 2 heures chacune : la première se déroule à la Maison des Arts et la seconde a lieu dans l’établissement, en présence du professeur d’Arts plastiques et des chargées d’enseignement qui ont accepté de poursuivre le travail dans les classes ! La production attendue est une affiche sur le thème de la guerre ou de la paix. Toutes les classes de 3e sont concernées.

Ce partenariat peut nous permettre également de croiser le parcours artistique de l’élève avec le parcours Avenir. En effet, la Maison des Arts repèrent et proposent aux élèves qui ont des appétences pour les arts plastiques des ateliers gratuits, dans lesquels ils découvriront notamment les métiers d’Art et ceux axés sur les nouvelles technologies, mais nécessitant néanmoins une fibre artistique. Régulièrement, la Maison des Arts organise un événement « carte blanche aux jeunes talents », afin de valoriser les artistes en herbe.

Valérie MORO, documentaliste