Apprentis d'Auteuil

Ensemble scolaire Saint-Gabriel

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Voici les articles classés dans la catégorie : Collège | Vie de l'établissement

Les 4es 1 et 2 écrivent et publient leur pièce de théâtre

Cosaan image« Cosaan », « Origine » en wolof ; de l’écriture au livre, un beau projet qu’ont réalisé cette année, à Saint-Gabriel, les élèves de quatrièmes 1 et 2, sous la conduite de Mmes LACAU et ALONSO et grâce à l’aide de notre dramaturge de choc, Régis Bertrand.

Ce fut d’abord l’écriture de cette pièce, un récit d’amour fou sur fond d’esclavage et de quête des origines : tous les mardis après-midi, les élèves ont imaginé et mis des mots sur cette histoire. Puis vint le temps de la mise en scène, car une pièce de théâtre se voit avant de se lire… Trouver les costumes, les accessoires, distribuer les rôles, diriger les acteurs, vaincre les timidités et bien d’autres choses encore ; toujours bienveillant, parfois râleur, avec humour et talent, Régis Bertrand a mené tout ce petit monde. Car le 16 juin, à 19 heures, il faudra être prêt…

Que restera-t-il de tout cela ? Un livre, un vrai, que nos élèves emporteront avec eux. Car, last but not least, nous avons pu aussi faire éditer notre texte, et chez un éditeur local de surcroît : Digobar Editions, de Bagneux.
« J’ai été publié », pourront-ils dire plus tard à leurs enfants, en leur montrant ce bel ouvrage… que vous pourrez trouver à la fête de l’école, le samedi 10 juin 2017 (9h30 – 16h00)

Oui, décidément, un beau projet qui leur aura peut-être donné le goût de lire et d’écrire. Un projet que nous aimerions partager avec vous le 16 juin. Alors, venez le plus nombreux possible entendre et applaudir l’œuvre de nos élèves : Cosaan.
Sonia LACAU

Lutter contre l’échec scolaire

IMG_0362Lutter contre l’échec scolaire est  devenue une nécessité pour redonner aux élèves confiance en eux et le goût d’apprendre.
À Saint-Gabriel, cette année, a été mise en place une expérience de « Tutorat par les pairs ».

Le principe est simple : des étudiants volontaires de BTS deviennent tuteurs de collégiens en difficulté.
14 étudiants de CGO1 ont accepté cette responsabilité.
Les professeurs ont dressé le profil de 10 jeunes de la 5e3 et ont confié aux étudiants les objectifs à atteindre sous forme de feuille de route, ainsi que des recommandations pour les aider dans cette mission.
Vendredi 19 mai, à 11h30, les tuteurs ont été réunis, en présence des élèves tutorés, des enseignants qui ont piloté le dispositif et du chef d’établissement, qui leur a remis individuellement une « Attestation de tutorat ».
Un buffet convivial a clos la cérémonie.

Bravo à ces étudiants pour leur engagement auprès des plus jeunes.

Une riche expérience à renouveler…

Pensez à vos inscriptions…

Flyer Inscriptions Lycée

un Académicien à Saint-Gabriel…

Photo 4La littérature vise-t-elle à soigner les âmes, comme la médecine les corps? Est-ce pour cela qu’on va de Médecins sans frontières à l’Académie Française, qu’on devient écrivain après avoir été médecin? Il a trouvé la question belle: Peut-être, oui…

Quand on accueille un académicien, rien ne se passe comme prévu: Mais à 10h, ce 24/03/2017, on ne sait comment, nous l’avons retrouvé dans la grande salle de Saint Gabriel : Jean-Christophe Rufin, venu échanger avec les étudiants de BTS à propos de son roman: Katiba, du monde tel qu’il va et de l’homme tout simplement. Pendant une heure et demie, quatre-vingt-dix personnes ont écouté attentivement les réponses qu’il a apportées aux nombreuses questions posées par les étudiants, journalistes d’un jour.

Même la caméra se faisait oublier. Jean-Christophe Rufin… On connaissait le cofondateur de MSF, fin connaisseur de l’Afrique. «  Je m’ennuyais dans les couloirs de l’hôpital, nous a-t-il dit… On le sait académicien, élu au fauteuil d’Henri Troyat, vénérable institution, fondée par Richelieu en 1634, nous l’avons découvert simple et profond, attentif et chaleureux.Photo 3

Et nous savions bien qu’avec un tel personnage l’échange serait riche ; nous ne fûmes pas déçus. Jean-Christophe Rufin nous a ramenés à l’essentiel : l’humain.

Katiba, roman publié en 2010, évoque des sujets d’une brûlante actualité: manœuvres et manipulations en vue de capturer un « gros bonnet » du terrorisme, sans que l’on sache très bien qui tire les ficelles entre services secrets français et algériens, société de sécurité privée et groupes terroristes du Sahel saharien, de la Mauritanie à la Lybie.

Dans toute cette histoire un médecin sensible, un peu perdu (un double de vous-même ? La question l’a fait sourire) et une femme, fonctionnaire du Quai d’Orsay, aux fréquentations troubles et au rôle incertain, dont le portrait n’est peut-être pas totalement imaginaire… Ces thèmes qui ne peuvent qu’intéresser les jeunes de 2017, ont été l’occasion de montrer comment s’élabore une fiction, comment l’imaginaire se nourrit de la réalité qu’il contribue aussi à façonner.

Photo 2Ecrirait-il ce roman aujourd’hui ? Oui, sans doute. Que faire contre la radicalisation? Si on le savait… Une volonté affichée, ne pas être alarmiste, rester optimiste quoi qu’il en coûte. Les hommes restent les mêmes, seules les maladies changent et chaque époque a ses dangers. Jean-Christophe Rufin n’a ni certitude, ni message – au lecteur de construire son interprétation -, mais une démarche intellectuelle et humaniste : bien comprendre avant de juger et agir malgré tout ; toujours voir la part de l’humain avec ses ambivalences et ses ambiguïtés, et surtout ne jamais donner de leçons. L’homme est complexe, déroutant, et il faut agir pour rendre le monde meilleur, voilà tout. On pense à Camus, un autre connaisseur de l’Afrique du Nord…Photo 1

Une très belle rencontre pour nos élèves : ils ont su apprécier la chance qu’ils avaient de rencontrer l’auteur du roman d’abord étudié en classe, d’entendre cette parole intelligente s’exprimer sur l’écriture, la médecine, sur notre époque troublée ou même sur des sujets plus légers, avec humour et finesse.

Si vous écrivez à l’ancienne, « un papier, un stylo », vos romans comme vos propos parlent de notre époque et de notre part éternelle : pour cela et pour être venu jusqu’à nous, merci Monsieur Rufin.

Merci aux élèves pour leur implication ; merci également à tous ceux qui ont soutenu cette rencontre et qui l’ont rendue possible.

Sonia Lacau

 

 

 

 

Les sorties du Club Photo

Photo 3Après avoir bouclé son projet d’affiche de lutte contre le harcèlement, et en parallèle de notre nouveau projet : « Encourager au bien vivre ensemble », les élèves de l’atelier de photo s’offrent un peu de culture et de légèreté.
Les mercredis après-midi du mois mars, ils sont partis à l’assaut des bons spots photo parisiens.
Désormais, la tour Eiffel n’a plus de secret pour eux : la Dame de fer s’est prêtée au jeu de nos artistes en herbe, malgré une pluie battante. Du portrait serré au plan d’ensemble, tous les points de vue étaient permis. Pour certain, la rencontre avec ce symbole de Paris était une grande première.
« Je suis née dans le 11e et pourtant je ne l’avais jamais vue en vrai ! »
Si quelques-uns tentent de reproduire des clichés à la façon de Doisneau en shootant les touristes, d’autres cherchent leur propre style. Tantôt en couleur, tantôt en noir et blanc… Mais tous apprennent à observer, à attendre… le bon moment.
Puis avec le retour des beaux jours, notre petite équipe récidive : cette fois petit voyage architectural autour du monde. Nous voici à la Cité internationale universitaire.
Le défi de cette sortie étant de saisir une ambiance, d’appréhender l’espace.
Si certaines maisons nous rappellent les décors d’Harry Potter, le dépaysement est garanti face aux bâtiments dessinés par Le Corbusier. Les statuts de la maison du Cambodge et les tableaux de Foujita, dans la maison du japon, où nous avons été chaleureusement accueillis, ont aussi eu leur petit effet.
Pour finir le mois de mars, notre joyeuse bande est partie à la conquête des USA en se rendant aux expositions de l’artiste Eliott Erwitt à Saint-Germain-des-Prés.
Chris MATTESINI, éducatrice

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